La fraude à l’assurance

La fraude à l’assurance est la véritable bête noire des assureurs. C’est à cause de cette dernière que votre assureur doit se montrer méfiant quand il s’agit de vous rembourser. Il est difficile pour un assureur de savoir qui est de bonne foi et qui est un arnaqueur. C’est pourquoi l’assurance est obligée de mener des enquêtes et de parfois trainer dans sa procédure d’indemnisation. Mais si votre assureur se montre parfois si suspect à votre égard c’est parce qu’il n’a pas d’autres choix. A choisir entre rembourser tout le monde au plus vite sans une vérification sérieuse et rallonger les délais de remboursement en effectuant des enquêtes minutieuses, votre assureur a vite tranché. Pas question de rembourser les yeux fermés et même si cela doit nuire à l’image des assurances. Ils préféreront passer pour des mauvais payeurs plutôt que de dilapider leur argent à droite et à gauche sans vérification. Il faut noter que la fraude à l’assurance est à mettre dans deux catégories distinctes : La fraude involontaire ou la fraude commune et la fraude organisée.

Le cas de la fraude à l’assurance dite « rampante »

La fraude à l’assurance classique ou rampante est une fraude de tous les jours que votre assureur rencontre donc quotidiennement. C’est le type de fraude la plus commune. Bien souvent, il ne s’agit pas de grosses sommes d’argent mais à force de les cumuler, l’addition se montre salée.

Par exemple, si vous vous rendez chez des amis pour un repas. Tout se passe bien et vous prenez l’apéritif dans le salon. Vous remarquez sur le mur un magnifique tableau et demandez alors à le décrocher pour mieux l’apprécier. Le chef d’œuvre est entre vos mains et par manque de chance vous chutez et cassez le tableau dans votre chute. Je veux bien admettre que c’est un exemple un peu bateau mais il est assez révélateur.

En effet, ce tableau aura du coup une valeur presque inestimable étant donné qu’il est cassé et que votre assurance se doit de rembourser vos amis puisque vous êtes responsable de la casse. Ce qu’il se passe c’est que quelque soit la valeur du tableau, les victimes seront tenter d’augmenter sa valeur pour toucher une plus grosse indemnisation. Certains qui ont une mauvaise image de l’assurance penseront que l’assureur sous-estimera dans tous les cas le montant du préjudice. Pour anticiper la sous-évaluation, la victime va surestimer son bien pour être certaine de toucher une indemnisation digne de ce nom. Votre assureur lui essayera de récolter le plus de preuve possible pour vérifier la légitimé du sinistre. Il va lui falloir des photos, une facture prouvant la valeur du tableau. Si vous avez acheté ce tableau dans une brocante et que vous n’avez pas de facture ça risque d’être difficile de prouver combien vous avez acheté votre tableau. Il sera donc difficile pour votre assureur de savoir si vous êtes de bonne foi ou si vous essayez juste de récolter le plus d’argent possible. Ce ne sont pas ici des grosses sommes et vous pensez sans doute qu’il n’y a pas de quoi fouetter un chat mais toutes ces pratiques s’additionnent et à la fin cela représente une somme d’argent conséquente. C’est pourquoi votre assureur est obligé de faire des enquêtes.

En termes d’arnaque à l’assurance dite « rampante », on trouve une multitude de situations et pour certains assurés il est presque normal d’essayer d’arnaquer une assurance puisque de toute façon elles sont riches et en plus son argent provient de la poche des assurés.

Par exemple, dans le bâtiment on n’hésite pas augmenter le devis quand c’est l’assureur qui paye. Les garagistes ne rechigneront jamais à augmenter le prix d’une réparation quand ils doivent envoyer la facture à votre assureur. Ces pratiques ne sont pas généralisées mais elles existent réellement.

Dans ce type de fraude il ne s’agit pas vraiment d’une arnaque organisée mais il n’empêche que cela coûte cher aux assureurs. A l’heure actuelle la fraude dont sont victime les assureurs représente une perte d’argent de 10 pour cent soit prêt de 3 milliards d’euros par an et seulement en ce qui concerne l’assurance dommage. D’un autre coté, cette perte d’argent n’est pas vraiment payée par les assureurs puisque cela est répercuté sur le montant des cotisations. Ce sont donc les bons assurés qui payent pour les arnaqueurs. S’il n’y avait pas de fraude, votre cotisation serait réduite d’autant mais ça ce n’est pas prêt d’arriver.

En plus de coûter cher à l’assurance, la fraude rampante augmente la suspicion de la part des assureurs et des experts. A force de se retrouver avec des devis surévalués, l’expert en assurance va vouloir négocier ce devis. C’est presque un reflexe pour lui et il pensera qu’il fera bien son travail s’il négocie systématiquement à la baisse les devis qu’on lui envoie. Mais pour les assurés de bonne foi, qui envoient un devis réaliste, ce n’est pas acceptable qu’un expert suspicieux vienne nous dire qu’on a exagéré le devis et veuille nous donner moins d’argent que ce dont on réclame.  On perd du temps à se faire rembourser car il faut tomber d’accord avec les estimations de l’expert et en plus, on touche bien souvent moins de ce que l’on espérait. C’est un véritable cercle vicieux car il est impossible de savoir si finalement c’est l’assureur ou l’assuré qui est fautif. Est-ce l’assuré qui oblige l’assureur à réévaluer systématiquement à la baisse les devis qu’il reçoit car l’assuré à tendance à gonfler ce devis ? Ou alors est-ce l’assureur qui en réévaluant à la baisse les devis, force les assurés à augmenter le montant du devis pour espérer toucher un remboursement honorable ?

Impossible de répondre à cette question mais ce dont on est sûr c’est la fraude à l’assurance en est la seule véritable responsable.

La fraude à l’assurance dite « organisée » ou « criminelle »

Ce deuxième type de fraude est beaucoup moins développé que le premier car ce ne sont plus des simples assurés qui les fautifs mais des malfrats professionnels. On peut comparer ce type de fraude à un cambriolage d’une banque, c’est assez rare mais quand ça arrive ce sont des millions qui peuvent disparaitre.

Les réseaux mafieux ou criminels s’intéressent de plus en plus à l’arnaque à l’assurance. Tout simplement car il y a de l’argent à prendre et que les risques sont moins grands que de faire un cambriolage. Quand on cambriole une banque, on risque de se faire tirer dessus par un policier ou alors de se faire arrêter. Les peines de prisons sont lourdes pour un cambriolage de banque. Alors que quand on organise une arnaque à l’assurance, pas question de se faire tirer dessus et les sanctions judicaires sont beaucoup moins sévères. Ce sont des raisons suffisantes pour que les malfrats se penchent de plus en plus sur la question. Aucune assurance n’est épargnée, que ce soit dans le domaine de l’assurance maladie, chômage ou vie, personne n’est épargné.

Un exemple d’escroquerie aux Assedic :

Pour cela il suffit de nous rendre dans le tribunal de Paris où 53 prévenus ont été présenté pour escroquerie aux Assedic. Cette escroquerie aux Assedic qui auraient eu lieu à partir de la création de sociétés fictives dans les années 90. Cela concernerait dans les faits une dizaine de sociétés fictives, la procédure étant ouverte depuis 1999.

Au centre de cette affaire, Jacky Giordano, âgés de 61 ans, et comptable de métier. Il est soupçonné par le tribunal correctionnel de Paris d'avoir créé des sociétés qui n'avaient pas d'activité industrielle et qui avaient à leurs têtes des hommes de paille chargés d'obtenir frauduleusement des prestations d'assurance-chômage par les Assedic.
Les autres personnes mises en examen seraient des complices de Jacky Giordano, elles auraient bénéficié, contre le paiement d'une somme forfaitaire OU d'un pourcentage sur les montants, de l'ouverture de droits frauduleux à l'assurance-chômage. Elles percevaient notamment des indemnités journalières de l'assurance-maladie.

Ceci est en exemple parmi tant d’autres et vous n’imaginez pas à quel point ce phénomène est en voie de développement et à quel point il est néfaste pour les assureurs donc malheureusement pour les assurés. Même dans un pays comme la France où il y a quand même une relative sécurité su système, les malfrats trouvent toujours le moyen de passer entre les mailles du filet. Alors imaginez un peu comment ça se passe dans des pays ou règne la corruption et où la mafia à pignon sur rue. Difficile de lutter efficacement contre ce phénomène et même en y mettant les moyens, les arnaqueurs trouvent toujours la parade. Il faudrait, pour être efficace, renfoncer les sanctions judicaires pour les arnaqueurs. C’est le seul moyen, d’enrayer la situation car pour l’instant on ne risque pas grand-chose dans le domaine. Cela ne veut pas dire que l’on ne risque rien et je ne vous invite pas à vous lancer dans ce « business ». Mais pour un malfrat il reste moins dangereux de monter une arnaque à l’assurance plutôt que de braquer une banque.

Conclusion :

Malgré les efforts des autorités compétentes et aussi des assureurs, la fraude à l’assurance est en hausse constante. Celle-ci est nuisible pour tous quelque soit sa forme et il serait bon de la combattre efficacement. Cela rétablirait la confiance entre l’assureur et ses assurés et surtout cela réduirait le montant de la prime d’assurance. Les assureurs bénéficieraient sans doute d’une meilleure image et les assurés feraient des économies. Pour l’instant admettons simplement que la fraude à l’assurance est une réalité et que pour une fois ce sont les assureurs qui en sont les victimes mais que comme toujours ce sont les assurés qui paient…

6 commentaires sur “La fraude à l’assurance”

  1. buffart dit :

    bonjours j ai vais une faux déclaration d accident je me suis vais prendre je voulais s avoir combien de temps je pourrai de nouveau m assurer normalement merci d avance

  2. Raph dit :

    Les Pauvres petits assureurs! Ils perdent 3 milliards chaque année à cause des assurés! Sa représente quand même 10% de leur chiffre annuelle! Seulement 27 milliard cette année…:(

    Pas d’ile privée cette année pour vous les gars!

  3. arzi77² dit :

    Bonjour

    je lis: « Mais si votre assureur se montre parfois si suspect à votre égard… » Etc.
    Assureur suspect, (plutôt qu’ »Assureur méfiant »…), est sans doute ce qu’on appelle un… « lapsus révélateur », Non?!

    J’ai failli sangloter en lisant cette émouvante complainte… Dommage de ne pas préciser la part des profits du CAC40 qui est « assurée », si j’ose dire, par les compagnies d’assurance !

    Même les Mutuelles, hélas, considèrent le profit comme une finalité, et non pas comme un moyen de la réussite économique, c à d. un ensemble d’activités permettant de répondre aux besoins et aux aspirations de la société toute entière, plutôt que des 10% d’actionnaires les plus riches !

    La stratégie de Lisbonne place la compétitivité au dessus du respect des droits humains, et de la satisfaction des besoins fondamentaux de la personne, ainsi que le montrent les accords de coopération léonins que l’UE signe avec des gouvernements souvent corrompus, une fraude bien plus dévastatrice que celle des assurances.

  4. Gerard CYRENE dit :

    Juste pour rire un peu et vous informer .
    Ma voiture a été fracturée et le voleur a pris ma saccoche avec divers articles de valeur
    ( 2 paires de lunettes de vue sur Ray Ban, un apparel photo , un telephone portable, et plusieurs documents de travail inestimables)
    J’ai répondu , ne copnnaissant pas les lois des assurances que c’était à usage professionnel. Donc aucun remboursement…..
    J’aurais du savoir que je ne pouvais lire, faire des photos et téléphoner que strictement à usage PERSONNEL…Dans chaque cas de figure, m’interdire de lire de téléphoner et faire des photos s’i c’était à l’occasion d’une activité professionnelle.
    SURREALISTE NON ?

  5. céline dit :

    Moi, ils ont fait fort. Mon assurance maladie privée, pour ne pas me payer une opération, m’ont accusés de fausse déclaration. Ils n’ont pas pû le prouver car moi si, alors ils ont reconnus en partie leur tord mais m’ont appliqués une suprime mensuelle de plus de 100%. Dégueulasse non ?
    En gros, vous êtes accusée d’un « crime » qu’on reconnait que vous n’avez pas commis mais on vous punit quand même parce qu’on est une assurance et qu’on a tous les droits…

  6. MONTFORT dit :

    Bonjour. Je suis la maman de la fiancée de Kévin, mon beau-fils qui nous a quitté le 7 octobre dernier suite d’une leucémie. Il était brouillé avec sa mère, il vivait avec ma fille à notre domicile. Je viens d’appprendre par un de ses frère que sa mère prétend pouvoir toucher la somme de 40000 euros sur une assurance vie que Kévin aurait souscrit en son nom. Je sais que c’est impossible, nous gérions son compte en banque durant son hospitalisation et aucun prélèvement à ce sujet. Kévin l’aurait dit à sa fiancée si cette assurance existait. A moins que ce soit encore un de ces nombreux mensonges pour nous faire souffrir, sa mère est capable d’avoir à l’annonce de la maladie de son fils souscrit en son nom une assurance vie sans que Kévin soit au courant. Comment faire pour signaler cette éventuelle escroquerie afin qu’une enquête soit menée. Il est hors de question que je laisse cette femme profiter de la mort de son fils pour gagner de l’argent. Surtout après tout le mal qu’elle lui a fait durant sa maladie et à son décès car elle l’a abandonné à la morgue et j’ai du prendre en charge toute les dépenses pour que mon beau-fils est des funérailles dignent de lui. En plus, comme ils n’étaient pas mariès avec ma fille, elle nous a réclamé avec l’aide de la gendarmerie le peu de bien qu’il avait et ses papiers pour prétendre aux sommes aloués par les différents organismes dont Kévin était affiliés. Pour récupérer de l’argent, elle a toujours su frapper aux bonnes portes et là elle avait le temps de s’occuper de son fils. Non seulement ellen’est pas venu à ses funéraille, ni même porté une seule fleur sur sa tombe. Je suis outrée d’un tel comportement envers son enfant. Donc, je vous prie de m’aider pour empécher cette éventuelle fraude car je ne sais pas vers qui me tourner. Avec mes remerciements sincères, recevez mes sincères salutations

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